Si le confort d’un technicien du son est indispensable pour l’animation, il faut souvent se débrouiller seul sur de modestes prestations.
Cela à évidemment des incidences sur le transport et le montage, qu’il faut envisager de manière sérieuse si l’on veut optimiser la qualité de la musique.
Le choix de l’équipement doit donc satisfaire à plusieurs impératifs:
il doit être:
- D’un coût d’achat raisonnable
- D’un encombrement supportable
- Facilement mis en place
- D’un bonne qualité audio
La sonorisation est un équipement assez récent si l’on y réfléchit, cela ne fait pas plus de quarante ans que son utilisation s’est progressivement imposée.
Ce sont les grands événement tels que Woodstock, l’ile de wight qui ont commencé à en systématiser l’utilisation: il fallait que les nombreux spectateurs puissent profiter du son de la scène, les amplis individuels des musiciens ne suffisant plus dans des espaces extérieurs vastes.
Même si l’analyse des équipements utilisés alors laisse perplexe sur leur aptitude à «couvrir» efficacement et avec qualité de grands espaces.
Mais était-ce vraiment problématique, à cette époque?
Jusqu’alors seul le chanteur était sonorisé, mais très souvent, en salle, il se produisait sans amplification.
Dans nos pays, les premiers artistes a utiliser des systèmes de renforcement sonore furent Tino Rossi et Jean Sablon qui le firent sous les sarcasmes de plusieurs de leurs collègues alors que cela se pratiquait déjà aux états-unis.
Mais les musiciens continuaient de jouer en «acoustique», les consoles de mixages de l’époque ne contenant guère plus que 8 pistes, ce qui paraissait déjà plus que confortable.
Avec l’utilisation de plus en plus fréquente des instruments électriques dans le courant (héhé) des années 70, il a fallu rééquilibrer les volumes sonores des instruments structurellement acoustique (batterie, cuivre) et ceux qui ne pouvaient être autre qu’électrique (synthés, orgue).
Nécessairement la nature des enceintes de diffusion, la taille des consoles de mixage a dû évoluer en conséquence.
L’intégration des circuits dits «solid state» (avec un seul circuit imprimé principal réunissant l’ensemble des tranches de la console) a permis la mise sur le marché d’équipement financièrement abordable, plus solides et relativement compacts.
Si les commerciaux nous ont fait croire pendant un temps que plus il y a d’enceintes, mieux c’est, la tendance est actuellement contraire avec un minimum d’enceinte et une puissance maximale.